La Charîa et l'Occident

41829p13dkl sy291 bo1 204 203 200 ql40

Auteur : Jean-Paul Charnay

Edition : L'Herne

Collection : Les livres noirs

Parution : 29/10/2003

ISBN-13 : 978-2851978189

Pages : 142

Résumé : Les évènements postérieurs au 11 septembre 2001 ont mis en lumière des divergences culturelles et politiques que chacun prétend vouloir résoudre en convertissant l’autre à ses propres valeurs. D’un côté, l’Occident prêche démocratie, droits de l’homme, libération des femmes, laïcité de l’enseignement et de l’autre, l’islam se réfère à une révélation intangible dont est issue, en grande part, la charîa, ce réseau comportemental, social, juridique et religieux, indissociable de la Parole divine transcrite dans le Coran, qui régit intégralement la vie du croyant et assure son salut. L’imprégnation occidentale sur les sociétés musulmanes – intérieures comme extérieures – a induit, en leur sein, de graves tensions qui ont aujourd’hui dégénérées en conflits sanglants. Au cœur du débat interdit, la charîa dont la moindre variation constitue, pour une partie des peuples musulmans, une véritable hérésie tandis que, pour les autres, l’islam ne peut survivre dans le monde contemporain sans évoluer. Bien au-delà des problèmes d'interprétation de quelques versets, il s'agit, avant tout, d'une remise en cause de l'essence spirituelle et de la force légale du Coran.
En préambule de la théorie du "choc des civilisations" promue par certains commentateurs occidentaux, La Charîa et l’Occident pose, ici, la question d’un nouveau schisme de l’islam.

Mon avis : Avant toute chose je tiens à remercier Jean-Paul Charnay, la maison d’édition "L’Herne" et "Babelio" de m’avoir offert ce livre. Sans le concours "Masse critique", à l’initiative de Babelio, je n’aurais jamais lu ce livre qui m’était jusqu’alors inconnu.

Intriguée par le titre et le résumé j’avais hâte de me plonger dans cette lecture. Allais-je en apprendre plus sur la Charîa ? Sur les conséquences de sa confrontation avec les cultures Occidentales ? Peut-être comprendrais-je enfin ce qui se cache vraiment derrière certains termes souvent utilisés pour parler de l’islam ?

Bien que ce livre date déjà de plusieurs années (2003) les notions, les concepts, les idées qu’il aborde sont encore en grande majorité d’actualité. C’est le cas, par exemple, de sa conclusion :

"Dans l’instant, plus qu’entre l’Orient et l’Occident, c’est à l’intérieur même de l’islam que retentit le choc des civilisations.", page 142.

Difficile quand on lit cela de ne pas penser aux conflits qui embrasent le Moyen-Orient et une partie de l’Afrique.

Une chose est sûre l’auteur maîtrise le sujet et à l’habitude d’en parler avec des érudits. Cela se ressent dans sa façon d’aborder et de rédiger ce livre qui, à mon sens, s’adresse seulement à une toute petite partie de la population. Car bien souvent, je me suis sentie comme si j’étais devant une porte fermée à clef. Et bien entendu, je ne possédais pas cette clef.

Les phrases sont souvent longues, compliquées et écrites dans un français soutenu. Cela rend leurs compréhensions difficiles et oblige le lecteur à les relire à de nombreuses reprises.

"La conséquence en est un renforcement d’un magistère officieux, sacerdotal sur la vie des familles et des communautés, leur implication dans les démêlés entre desservants de mosquée et pays d’origine et l’efflorescence d’associations sociales et culturelles, dont certaines dérivent vers le communautarisme et l’administratif, voire le contrôle social et l’ingérence. Bref, une cléricalisation de l’imamat.", page 40.

A cela s’ajoute un vocabulaire, des concepts propres à la philosophie, la théologie, nous obligeant à dégainer fréquemment le dictionnaire (Par exemple : théocratique, logocratique, inimitabilité, théophanique, exégétique, apologétiques,…).

Ce genre de livre se lit lentement afin d’avoir le temps de digérer les informations qu’il nous donne. Mais le manque de fluidité du discours nous ralentis encore plus.

Je dois avouer que cette lecture m’a été pénible et que je ne l’ai fini qu’à cause de ma devise : "Tout livre commencé doit être fini car jusqu'à la dernière page tout peut basculer". Je me suis souvent retrouvée démunie et je suis persuadée qu’une partie du discours m’a échappé. Et c’est dommage car le sujet est passionnant et d’actualité.

Ma note : Une fois n’est pas coutume je ne noterai pas cet ouvrage. Il est pour moi évident que je ne suis pas en mesure de l’apprécier à sa juste valeur car je ne fais clairement pas partie du public à qui il est destiné. Ce livre n’est pas un livre de vulgarisation. Il s’adresse à des universitaires, des individus ayant déjà de solides connaissances dans le domaine et dont je ne fais pas partie.

Rédigé par Magali, le 23/10/2015

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

×