La fille de l'hiver

La fille de l'hiver

Auteur : Eowyn Ivey

Editeur : 10/18

Collection : -

Parution : 05/12/2013

ISBN-13 : 978-2264060983

Pages : 450

Mon résumé : Pour oublier la mort de leur bébé, Mabel et Jack s'exilent en Alaska. Mais sur ces terres sauvages, le couple s'enferme dans sa douleur. Jusqu'à ce soir d'hiver où il sculpte un bonhomme de neige : une petite fille apparaît près de leur cabane, talonnée par un renard roux. Hallucination, miracle ? Et si cette enfant farouche était la clé d'un bonheur qu'ils n'attendaient plus ? Premier roman éblouissant, au réalisme poétique et à l'écriture élégante,La fille de l'hiver est un conte intemporel, hanté par le désir et le merveilleux. Ensorcelant.

Mon avis : Autant se l’avouer quand j’ai vu que c’était ce roman qui avait été choisi par les membres du book’in’osaure (le super club de lecture, dont je fais partie) j’ai pesté. De sa couverture à son résumé, en passant par le titre, rien, je dis bien rien, ne m’attirait ! Mais, j’ai fais contre mauvaise fortune bon cœur en me plongeant dans "La fille de l’hiver". Et j’ai été inspirée car ce livre est une petite douceur !

 

Au début du roman nous allons faire la connaissance de Mabel et de son époux Jack qui sont venus se perdre en Alaska avec le secret espoir de surmonter le drame qui les a frappés, il y a déjà plusieurs années, et de se retrouver. En gros, ils jouent leur va-tout !

Les journées se succèdent mais ne semble pas leur apporter ce souffle dont ils auraient tant besoin. Jusqu’à ce soir où ils sortent faire un bonhomme de neige : une complicité réapparait. Au matin le bonhomme de neige à disparu, à la place l’on peut observer des traces de pas. Puis apparait un sublime renard roux et une fillette respirant la liberté et la joie de vivre. Et si elle était le remède à tout leur maux ?

Avec ce premier roman Eowyn Ivey a frappé fort !

Son écriture fluide et très poétique ne peut que nous transporter. Moi qui ne suis pas fan de la neige, elle a presque réussi à me convaincre de m’embarquer pour aller m’installer en Alaska.

Elle dépeint ces grandes étendues sauvages avec beaucoup de magie arrivant presque à nous faire oublier à quel point elles sont dangereuses et inhospitalières. Sauf quand cela sert son propos.

J’ai eu l’impression qu’il y avait une espèce de jeux de miroir entre l’état psychologique des personnages et les paysages. Elle décrit d’ailleurs leurs sentiments avec beaucoup de pudeur et de justesse.

Le drame vécu par Mabel et Jack m’a bouleversé. Au fil des pages j’ai souffert, rit et pleurer avec eux. Je n’ai pu m’empêcher de m’identifier au personnage de Mabel que l’on sent sur le fil du rasoir en début d’histoire. Elle projette quelque chose de fragile et de fort à la fois ce qui est tellement attendrissant.

Cette lecture m’aura aussi permis de découvrir un conte russe que je ne connaissais pas (honte à moi!) : "L’enfant de neiges". Eowyn Ivey a su l’intégrer à la perfection à son histoire en le dépoussiérant au passage.

En fait, le seul bémol se sont les quelques longueurs que l’on peut observer vers le milieu du roman. Mais sincèrement c’est loin d’être rédhibitoire et c’est surtout très subjectif.

Ma note : Vous l’aurez compris ce roman est un véritable baume pour le cœur mais je me suis un peu ennuyée par moment. Je lui mets donc la note de 4/5.

Rédigé par Magali, le 08/02/2017.

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